Bonne nouvelle

A partir de dimanche 13 juin prochain, nous pourrons à nouveau nous retrouver à l’église pour participer à l’eucharistie en présentiel à 11.00 heures,  messe dominicale célébrée par notre Curé l’Abbé Pierre Akraman SONTE.

Cette célébration sera aussi transmise par ZOOM (dernière transmission).

A très bientôt !

Horaire des célébrations du dimanche 28 mars au dimanche 4 avril 2021 Pâques.

Les personnes qui ont des rameaux peuvent les déposer à l’église le samedi  27 mars.
Pierre bénira les rameaux avant la messe de 18h30. Il sera à l’église à partir de 17h00. Vous pouvez les reprendre au fur et à mesure.

Dimanche 28 mars – dimanche des Rameaux : messe à 11h00 transmise par zoom

Jeudi Saint 1er avril: célébration à l’église à 18h30 – maximum 15 personnes –
s’inscrire chez Marie-Claire  paroisse.pierre.marcellin@gmail. com ou 0479/61.78.36

Vendredi Saint 2 avril : célébration à l’église à 18h30 – maximum 15 personnes –
s’inscrire chez Marie-Claire paroisse.pierre.marcellin@gmail. com ou 0479/61.78.36

Samedi 3 avril – Veillée à 18h30– célébration à l’église avec la chorale uniquement et transmise par zoom

Dimanche 4 avril – Pâques
– célébration à l’église à 11h00 – maximum 15 personnes – PAS de zoom
s’inscrire chez Marie-Claire paroisse.pierre.marcellin@gmail. com ou 0479/61.78.36

– célébration à l’église à 18h30 – maximum 15 personnes –
s’inscrire chez Marie-Claire paroisse.pierre.marcellin@gmail. com ou 0479/61.78.36

Collecte
Si vous désirez participer à la collecte, voici les coordonnées du compte :
A.O.P.   Association des Œuvres Paroissiales
Bierges
BE83 0000 9872 8115
Avec la mention : DON

Un tout grand MERCI et dans la joie de vous retrouver,

LECTURES DE LA MESSE – DIMANCHE 21 MARS 2021

PREMIÈRE LECTURE
« Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)
Lecture du livre du prophète Jérémie
Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.
Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte :
mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.
Mais voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés – oracle du Seigneur.
Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur.
Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant :
« Apprends à connaître le Seigneur ! »
Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur.
Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.
– Parole du Seigneur.


PSAUME
Lave moi, Seigneur (Ps 50) IEV 824 / CDV 56)
Refrain : Lave moi, Seigneur mon Dieu,
Purifie-moi, prends pitié de moi. (bis)

DEUXIÈME LECTURE
« Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)
Lecture de la lettre aux Hébreux
Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.
– Parole du Seigneur.


ÉVANGILE
« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. (Jn 12, 26)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir Jésus. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.
Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais Jésus leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir.
– Acclamons la Parole de Dieu.

LECTURES DE LA MESSE – DIMANCHE 14 MARS 2021

PREMIÈRE LECTURE

La colère et la miséricorde du Seigneur manifestées par l’exil et la délivrance du peuple (2 Ch 36, 14-16.19-23)

Lecture du deuxième livre des Chroniques

En ces jours-là,
tous les chefs des prêtres et du peuple
multipliaient les infidélités,
en imitant toutes les abominations des nations païennes,
et ils profanaient la Maison
que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.
Le Seigneur, le Dieu de leurs pères,
sans attendre et sans se lasser,
leur envoyait des messagers,
car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.
Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu,
méprisaient ses paroles,
et se moquaient de ses prophètes ;
finalement, il n’y eut plus de remède
à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu,
détruisirent le rempart de Jérusalem,
incendièrent tous ses palais,
et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone
ceux qui avaient échappé au massacre ;
ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils
jusqu’au temps de la domination des Perses.
Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie :
La terre sera dévastée et elle se reposera
durant 70 ans,
jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos
tous les sabbats profanés.

Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse,
pour que soit accomplie la parole du Seigneur
proclamée par Jérémie,
le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.
Et celui-ci fit publier dans tout son royaume
– et même consigner par écrit – :
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
m’a donné tous les royaumes de la terre ;
et il m’a chargé de lui bâtir une maison
à Jérusalem, en Juda.
Quiconque parmi vous fait partie de son peuple,
que le Seigneur son Dieu soit avec lui,
et qu’il monte à Jérusalem ! »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6)

R/ Que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir !
 (cf. 136, 6a)

Au bord des fleuves de Babylone
    nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
    nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem
au sommet de ma joie.

DEUXIÈME LECTURE

« Morts par suite des fautes, c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » (Ep 2, 4-10)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
Dieu est riche en miséricorde ;
à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes,
il nous a donné la vie avec le Christ :
c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités
et il nous a fait siéger aux cieux,
dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs,
la richesse surabondante de sa grâce,
par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés,
et par le moyen de la foi.
Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits,
il nous a créés dans le Christ Jésus,
en vue de la réalisation d’œuvres bonnes
qu’il a préparées d’avance
pour que nous les pratiquions.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !  
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! (Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

TROISIEME DIMANCHE DE CAREME ANNEE: B

(Ex 20, 1 – 17 ; Ps – 18 (19), 8-9. 10-11 ; 1 Cor 1, 22-25 ; Jn 2, 13-25)

Pour avoir beaucoup étudié votre catéchisme dans le temps, je pense que vous connaissez tous vos dix commandements par cœur. Nous allons en parler ce matin.

Le décalogue existe en trois versions. Deux dans la bible et une dans le catéchisme de l’église catholique (les fameux dix commandements). Ce matin nous aurons la première version  porteuse de profond sens spirituel et humain. C’est celui écrit dans le contexte de l’alliance au Sinaï.

Dans le passage que nous entendons aujourd’hui, les paroles de Dieu sont majoritairement négatives. Nous avons seulement deux paroles positives : le respect du sabbat, du Père et de la mère. Or, donner un commandement négatif, c’est interdire un certain nombre de choses, globalement un certain nombre d’attitudes et de comportements qui mènent à la mort ou à l’esclavage. Ces commandements induisent le champ des possibles qui est délimité par les sens interdits. Les commandements bibliques délimitent donc un espace dans lequel nous pouvons inventer notre chemin. Alors qu’avec des commandements entièrement positifs, nous avons à faire un certain nombre de prestations. Nous sommes mis sur des rails, nous sommes d’une certaine manière contraint à suivre le chemin qu’on nous a fixé. En cela, l’expression négative des commandements est beaucoup plus ouverte à une invention libre de notre propre existence au regard de Dieu que les commandements positifs qui contraignent le croyant à vivre de tel ou tel manière.

Soulignons tout de même que la première parole de Dieu n’est pas un commandement. Il se présente à chacun de nous comme un interlocuteur « Je suis le SEIGNEUR ton Dieu,
qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclavage »,
autrement dit, c’est un Dieu qui se présente lui-même comme un « Je » face à un « Tu ». Nous sommes dans un dialogue qui est typique du cadre de l’alliance. Ce sont des paroles qui sont données pour qu’Israël sache comment s’y comporter. Un « Je » qui s’adresse à un « Tu » mais un « je » qui affirme aussi qu’il a mis ce « tu » en position de liberté : « Je suis le SEIGNEUR ton Dieu,  qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison d’esclave ». C’est un Dieu qui s’adresse à un humain libre, il va susciter sa responsabilité et sa liberté à travers les différentes paroles qu’il va lui proposer. Donner une loi à quelqu’un qui est libre, c’est susciter son autonomie dans les choix qui vont être porteur pour lui. En revanche, si nous n’avons pas cette parole, nous risquons d’avoir une loi d’esclavage : on donne une loi à des gens qui vont être contraint. Dans notre texte d’aujourd’hui, nous avons une loi qui ouvre à la liberté : chacune et chacun peut la  reprendre en son compte.

Ce n’est pas un hasard que la première parole insiste sur le fait de sortir le peuple d’Egypte. L’Egypte, c’est le lieu où le peuple est esclave, où il ne maîtrise pas son avenir, il ne profite pas de son travail, il n’a pas la liberté de ses choix, autrement dit nous sommes devant un Dieu qui nous sort de l’esclavage et qui nous donne une loi pour pouvoir mettre en œuvre la liberté reçue. Un autre élément important, c’est la vie. Le pharaon par peur de son peuple organise une sorte de génocide en faisant tuer les nouveau-nés (petits garçons). Nous voyons là qu’Israël est menacé de mort en plus de son esclavage. Le faire sortir d’Egypte, c’est lui donner la vie et la liberté. Les dix  paroles sont là pour qu’Israël puisse assumer en première personne sa responsabilité de vivre cette liberté,  cette vie que Dieu lui a donné.

 Ce sont des paroles qui nous sont destinées pour accompagner notre libération permanente. C’est une manière très sage de voir les choses ainsi. On n’est jamais libéré une fois pour toute ! On ne choisit jamais la vie une fois pour toute ! D’une certaine manière c’est dans les actes quotidiens qu’on opte pour une attitude, un comportement d’homme et de femme qui cherchent la liberté ou au contraire quelqu’un qui retournera à l’esclavage. D’une certaine manière c’est une loi de libération permanente qui permet que l’acte initial de Dieu (le baptême) pour le croyant et (la sortie d’Egypte) pour Israël puisse être actualisé au jour le jour en évitant un certain nombre de piège qui nous mettrait en esclavage. C’est un texte qui ne nous impose rien. Il parle de liberté et de libération à travers notre agir. Il ne peut pas entraver la liberté, même la liberté de penser. C’est un texte à redécouvrir parce qu’il est recouvert par la poussière. Il met le doigt sur ce qui empêche l’être humain d’aller vers son épanouissement véritable ou de manifester qu’il est un être humain libéré par Dieu.

Le temps du carême est  un temps pour découvrir la richesse et la beauté de ce temple qu’est la Bible, la Parole de Dieu, le commandement du Seigneur. Il y a à détruire et à construire dans toute vie. Quand on s’en rend compte, on s’aperçoit que 40 jours c’est bien peu et qu’une vie n’est peut-être pas suffisante. Mais, quel que soit le temple que l’on édifie, rappelons-nous que la pierre angulaire en est le Christ, mort et ressuscité  pour nous. Que la grâce de Dieu nous accompagne tout au long de ce carême. Amen !

Pierre SONTE, prêtre.